17ème Dimanche après la pentecôte – Solennité de Notre-Dame du Rosaire

« Que chaque famille chrétienne ne laisser passer un seul jour sans réciter le Rosaire »

Leon XIII, Bref Salutaris ille, 1883

 

Bien chers fidèles,

La fête de Notre-Dame du Rosaire nous rappelle la puissance de cette prière et la grande force d’intercession  dont dispose la Reine des Cieux.

Le Rosaire, que Jules  III appelait « la gloire de l’Eglise » est une dévotion indispensable à toute vie véritablement chrétienne. Les nombreux enseignements des Papes et leurs inlassables exhortations en faveur de cette prière ne sont que les échos des demandes répétées de la Sainte Vierge en personne. A Fatima, en 1917, la sainte Vierge ne dit-elle pas : « Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je suis venue pour exhorter les fidèles à réciter chaque jour le chapelet » ? Ce qu’elle réitérera en 1947 lors des apparitions à l’Ile Bouchard. Cette invitation pressante est un encouragement à garder, ou retrouver, cette bonne pratique durant le mois d’Octobre, le mois traditionnellement consacré au Rosaire.

Le Pape du Rosaire, Léon XIII, dans son Encyclique Jucunda semper présente cette puissance d’intercession dont dispose Notre-Dame: « La confiance du secours que nous avons en Marie est basée sur la grandeur de l’office de Médiatrice de la grâce, qu’elle exerce continuellement en notre faveur, devant le trône de Dieu, Elle, la créature la plus agréable à Dieu et par sa dignité et par ses mérites, et, par conséquent, éminemment supérieure en puissance à tous les anges et à tous les saints. Or, cet office ne rencontre peut-être son expression dans aucune prière aussi bien que dans le Rosaire, où la part que la Vierge a prise au salut des hommes est rendue comme présente, et où la piété trouve une si grande satisfaction, soit par la contemplation successive des mystères sacrés, soit par la récitation répétée des prières. »

Rien ne peut nous être plus profitable que de suivre les recommandations même de la Mère de Dieu. En récitant le Rosaire c’est Dieu que nous prions, par l’intercession de Notre-Dame qui est la Reine victorieuse sur les démons, avec les paroles des saints Ecritures et celles de de l’Eglise (divinement conduite par Dieu),  selon la méthode que la Vierge Marie  a elle-même indiquée. Dans cette prière tout est Céleste : même la répétition des Ave Maria, c’est la répétition  continuelle des louanges telles que dans les Cieux les anges et les saints adressent à Dieu « Saint, Saint, Saint » et qui rejaillissent sur sa Mère.

 Chanoine B Sigros

16eme Dimanche après la Pentecôte – Solennité de Ste Thérèse



« L’esprit missionnaire et l’esprit catholique sont une seule et même
chose. »
Pie XII Encyclique Fidei Donum 1957

Bien chers fidèles,
Parmi les petits auxquels les secrets du Royaume ont été manifestés
d’une manière toute particulière, resplendit
sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et
de la Sainte-Face, moniale professe de l’Ordre des Carmélites déchaussées, qui
pour nous, est un exemple dans la “sciéntiæ caritátem Christi” (épître du XVI
dimanche après la Pentecôte). Avec la sainte de Lisieux nous expérimentons
que la Charité n’a de limites que l’Amour infini du Christ pour les Hommes.
En étant, comme elle, “in caritáte radicáti et fundáti – enracinés et fondés dans la
charité”, nous pouvons, sans négliger notre prochain (celui qui est proche de
nous), aimer au-delà des monts et des océans. Si Pie XI l’a faite co-patronne des
Mission c’est parce que, depuis sa Normandie natale, elle rayonnait par l’ardeur
de l’amour divin jusque dans les contrées les plus lointaines.
La base de tout élan missionnaire est et restera toujours l’amour de
Notre-Seigneur pour tous les hommes. Si nous comprenons qu’il n’y a pas
d’autre nom donné que celui de Jésus pour le salut des âmes, non seulement
nous comprenons pourquoi l’Eglise est missionnaire, mais nous comprenons
aussi que nous ne pouvons pas ne pas l’être. Notre vie chrétienne
ne s’arrête pas au culte que nous rendons à Dieu le dimanche, un culte
individuel comme la laïcité entend le restreindre. Notre vie chrétienne est,
selon la nature de l’Homme que Dieu a créé, sociale. Et dans cette société
divine qu’est l’Eglise, les liens qui nous réunissent dépassent tous les
nationalismes. L’esprit missionnaire n’est pas réservé à quelques âmes, avides
d’exotisme ou d’humanisme généreux. C’est l’apanage de l’âme vraiment
catholique (au sens littéral du terme)!
Cela nous stimule dans notre vie chrétienne. En effet, notre vie
chrétienne n’est pas comme les jeux vidéo dans lesquels lorsque le dernier
niveau est atteint, il ne reste rien à faire. Dans la Charité, il n’y a pas de dernier
niveau. On ne finit jamais de grandir dans l’amour. Car cet amour c’est un
amour surnaturel qui se fonde dans celui divin, incréé et infini de Dieu. C’est
tout l’enseignement de saint François de Sales pour qui, non seulement on se
renonce à soi même, mais surtout on laisse venir vivre le Christ en nous : “si je
vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi” [Gal II, 20]


Chanoine B Sigros

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15ème Dimanche après la Pentecôte – Le mot du Chanoine

“il ne peut plus avoir Dieu pour Père celui qui n’a pas l’Église pour Mère”

St Cyprien de Carthage De Catholicae Ecclesiae Unitate

Bien chers fidèles,

Le récit évangélique de la résurrection du fils de la veuve de Naïm (Luc., 7, 11-16) fait allusion à la médiation de l’Église, grâce aux larmes de qui le Seigneur rappelle à la vie les pauvres pécheurs. Ces larmes, l’Église les répand dans toutes ses prières, mais que celui qui veut être sûr d’être ressuscité par le Christ recoure à la Mère Église” nous dit le Bienheureux Cardinal Schuster. Cette femme qui intercéde pour son fils mort auprès du Christ c’est ce que fait l’Eglise pour ses enfants. Cette médiation est très importante notamment quant à la vertu de Foi. Beaucoup d’erreurs se répandent en raison de l’individualisme et du rationalisme ambiant. En effet, les prophètes et les apôtres ont reçu immédiatement de Dieu, les vérités de la Foi chrétienne. Mais pour nous, nous les recevons médiatement par la prédication de l’Eglise divinement assistée. C’est-à-dire que les apôtres ont cru uniquement en raison de l’Autorité incréée de la révélation divine. Le motif de notre Foi est aussi cette même Autorité mais en tant que son message nous est précisé, en outre, par l’Autorité créée de l’Eglise.

Et le refuser “c’est vouloir substituer, au motif de croire qui nous est assignée par Dieu même [c’est-à-dire la médiation de l’Eglise], un motif de croire de notre propre choix” [Cardinal Journet, Église du Verbe incarnée, tome III, page 1298], en somme ce n’est plus croire de Foi divine en les vérités de la Foi chrétienne en raison d’une foi humaine qui est simplement une préférence de la volonté propre.

Notre père, saint Thomas d’Aquin enseigne donc justement que “Celui qui ne regarde pas l’enseignement de l’Eglise comme une règle infaillible et divine… n’a pas la vertu de Foi : il tient ce qui est de Foi autrement que par la foi” [Somme de Théologie IIa-IIae, Q 5, a3] Cela ne veut pas dire que les Protestants et les Orthodoxes n’aient pas la vertu de Foi mais “son déploiement s’y trouve officiellement contrarié par l’erreur et constamment menacé”[Card. Journet, page 1298].

Rendons donc grâce à Dieu de notre baptême dans la Foi chrétienne et catholique et de notre persévérance dans la Foi. Prions pour l’Eglise qui est notre Mère car “il ne peut plus avoir Dieu pour Père celui qui n’a pas l’Église pour Mère

Chanoine B Sigros

14ème Dimanche après la Pentecôte – Le mot du Chanoine

« nihil amori Christi praeponere »

Règle de St Benoit IV, 21

Bien chers fidèles,

Ce quatorzième dimanche après la Pentecôte, aussi appelé le Dimanche de la Providence, nous invite à méditer sur l’attachement que nous avons aux bien de ce monde. La constatation de saint Augustin à ce sujet “quiconque est esclave des richesses s’attache à un maître dur et à une domination funeste” est toujours actuel. La tristesse de ce monde vient justement de ce trop grand attachement aux choses de la terre. Il suffit de regarder les gens, sans Foi : voyez-vous comme ils sont tristes ? Le taux de suicides est révélateur : le plus fort taux de suicides est en Europe et en Amérique du Nord, les pays où le confort et les biens ne manquent pas. Ils ont beaucoup mais ils ne sont pas heureux. C’est bien la preuve que « l’argent ne fait pas le bonheur ». Notre Seigneur ne condamne pas la nécessité et le besoin que nous avons de ces choses matérielles, ce que demande Jésus c’est de ne pas avoir une préoccupation à ce sujet. Il est évident que certaines circonstances, comme “la vie chère”, peuvent nous donner des inquiétudes, mais elles ne doivent pas prendre la place de Dieu. En effet, le monde et son cortège de funestes dominations (pouvoirs, argent, sexualité déséquilibrée…) détournent de la quête de Dieu et de la préoccupation de son Salut. Et c’est là l’enseignement nouveau de l’évangile, il n’est pas tant question de se détacher du monde que de s’attacher à Dieu même. De nombreux courants de pensée religieux ou philosophiques prônent ce détachement mais absolument aucun ne propose de s’attacher à l’auteur de tout bien. Et, Mes Frères, j’attire votre attention : “hæc ómnia adiiciéntur vobis – toutes ces choses vous seront données par surcroît”. Dieu nous donnera ce dont nous avons besoin. Ce n’est pas être imprudent que de mettre sa confiance en Dieu, c’est une prudence surnaturelle. Regardez les saints François et Dominique et leur ordre mendiant. Alors ce qu’il faut évaluer sérieusement c’est le degré de notre attachement à Dieu, Dieu est il à la première place dans ma vie ? Et cette première place Dieu la réclame dans toute notre vie. Il y a pas ma vie chrétienne et les autres aspects en parallèle. Dieu doit être au centre de ma vie personnelle, de ma famille et de mon travail. En sommes, comme le dit notre père saint Benoît “ nihil amori Christi praeponere – ne rien préféré à l’amour du Christ ”.

Chanoine B Sigros

13ème Dimanche après la Pentecôte – Le mot du Chanoine

Bien chers fidèles,
Guérison des dix lépreux

n’oubliez pas les voix de ceux qui vous cherchent” (Introït du 13ème dimanche après la Pentecôte) cet appel du Psalmiste est aussi, je le sais, le vôtre. Et notre Prieur Général, Monseigneur Wach, l’a entendu et y répond en me confiant la belle charge de notre jeune apostolat à l’Ile Maurice. Avant toute chose, il nous faut remercier Monseigneur le Prieur Général qui pourvoit au bien de chaque Maison, malgré des temps difficiles. Je vous demande donc de bien prier pour lui, animé de sentiment de reconnaissance et de gratitude, et pour le Chanoine Amaury Montjean qui œuvre depuis longtemps pour vos âmes.

En ce début du mois, la liturgie de Notre Sainte Mère l’Eglise nous offre de méditer, jeudi, sur la Nativité de Notre-Dame. Cette antique fête, chère à mon cœur car c’est en mon Anjou natal que Notre-Dame en 430 demandait son institution, nous rappelle que sa naissance fut, dans les épreuves que vivait le Peuple élu de Dieu, comme les premiers rayons de l’aube qui se lèvent et qui chassent les ténèbres de la nuit. Les doux traits de la Maria Bambina (Marie enfant) viennent éclairer nos intelligences pour la poursuite du bien et réchauffer nos volontés pour la pratique de vertu en l’amour de Dieu. Je vous encourage à marquer cette semaine par quelques exercices de piété mariale, et tout particulièrement, pour ceux qui le peuvent, à visiter le sanctuaire Marie Reine de la Paix.

Rappelons-nous également que le mois de Septembre est traditionnellement consacré à la dévotion à saint Michel, archange.

Chanoine B Sigros

Solennité du Sacré-Coeur – Le mot du Chanoine

Bien chers fidèles

« Vraiment, l’esprit d’expiation surtout, ou de réparation, eut toujours la première place et la plus importante dans le culte rendu au Sacré-Coeur de Jésus. Rien n’est plus conforme à l’origine, au caractère, à la vertu et aux pratiques qui sont propres à cette forme de dévotion, ainsi que le confirment l’histoire, ses usages, et aussi la sainte Liturgie et les actes des Souverains Pontifes » Pie XI (Enc. Miserentissimus Redemptor, 1931) 

Cette semaine nous pourrons avoir à cœur de prier spécialement pour les séminaristes de notre séminaire de Gricigliano, qui recevront la soutane, ou les ordres mineurs et majeurs. Rendons grâce à Dieu pour tous ces jeunes gens qui se donnent à lui en répondant à l’appel divin de la vocation sacerdotale.

Soyez assuré de ma prière

In Christo

Chanoine Vianney Poucin de Wouilt

Dimanche des Rameaux – Le mot du Chanoine

Bien chers fidèles

Arrivé Mercredi de l’Angleterre je suis heureux de vous retrouver à l’Ile Maurice. Voici les horaires des cérémonies à venir. Toutes auront lieu à La Chapelle du Collège St Joseph de Curepipe.
Certaines informations de dernières minutes pourront être données via le groupe WhatsApp. N’hésitez pas à les communiquer autour de vous.

Les horaires seront les suivants:

Dimanche 10 Avril – Dimanche des Rameaux

8h : Messe basse
9h – 9h45 : Confessions
10h : Bénédiction des Rameaux & Procession, suivis de la Messe

Mercredi 13 avril – Mercredi Saint

18h30 : Office des Ténèbres

Jeudi 4 avril – Jeudi Saint

19h : Messe, procession au reposoir et dépouillement des autels
20h30 : Office des Ténèbres

Vendredi 15 avril – Vendredi Saint

15h : Chemin de Croix
16h – 17h45 : Confessions
18h : Messe des Présanctifiés
19h30 : Office des Ténèbres

Samedi 16 avril – Samedi Saint

18h : Vigile Pascale

Dimanche 17 avril – Dimanche de Pâques

8h : Messe basse
9h – 9h45 : Confessions
10h : Messe de la Résurrection de Notre-Seigneur
Bénédiction des œufs de Pâques.

Je vous donnerai toutes les informations concernant la célébration des Messes de semaine.
Soyez bien assurés de ma prière fidèle au moment où s’ouvre la grande Semaine Sainte.
In Domino

Chanoine Amaury Montjean

2e Dimanche de Carême – Le mot du Chanoine

Bien chers fidèles

« « Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère » et, ayant gravi avec eux une haute montagne, à l’écart, il leur manifesta l’éclat de sa gloire, […] l’éclat royal qui convenait spécialement à [sa] nature humaine assumée et qu’il voulut rendre visible à ces trois hommes. Car, pour ce qui est de la vision ineffable et inaccessible de la Divinité elle-même, – vision réservée aux purs de cœur, pour la vie éternelle, des êtres encore revêtus d’une chair mortelle ne pouvaient en aucune façon la contempler ni même la voir. » (Sermon de Saint Léon, Pape, extraits du Bréviaire Romain)

Le 2e Dimanche de Carême nous emmène à l’écart des turbulences du monde, pour contempler la majesté divine dans toute sa gloire. Comme les 3 Apôtres présents, laissons-nous envelopper par cette vision ineffable, notre cœur étant ravi par un sentiment de bonheur qui nous arrache à la terre.

La seule montagne ou nous pouvons trouver sur terre ce bonheur, est celle de l’autel où s’accomplit tous les jours le Divin Sacrifice de la Messe. Ce bonheur nous est alors donné dans la communion sacramentelle, mais également spirituelle, en faisant un acte d’amour envers Dieu.

« À Vos pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je Vous offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant en Votre sainte Présence. Je vous adore dans le Sacrement de votre Amour, l’Eucharistie. Je désire Vous recevoir dans la pauvre demeure que Vous offre mon cœur ; dans l’attente du bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Vous posséder en esprit. Venez à moi, ô mon Jésus, pour que je vienne à Vous. Puisse votre Amour enflammer tout mon être pour la vie et pour la mort. Je crois en Vous, j’espère en Vous, je Vous aime. Ainsi soit-il. » (Prière pour une communion spirituelle, Cardinal Raphaël Merry del Val (Secrétaire d’Etat sous St Pie X))

Chanoine V. Poucin de Wouilt

1er Dimanche de Carême – Le mot du Chanoine

Bien chers fidèles

Alors que notre Carême annuel vient de commencer, notre Mère la Sainte Eglise propose aujourd’hui à notre méditation les 3 tentations de Notre-Seigneur au désert. 3 tentations pour nous aider à répondre de notre mieux, avec la grâce de Dieu, aux 3 failles de notre nature humaine, profondément blessée par le péché originel:

  • La tentation de la chair (le diable demande à Jésus de transformer les pierres en pain), qui englobe les péchés de gourmandise et de luxure, principalement, à laquelle il nous faut répondre par le jeune et la mortification des sens.
  • La tentation de l’esprit, ou orgueil (lorsque Satan demande à Jésus de se jeter du haut du temple), ce qui inclus entre autre la présomption, la trop grande fierté…, à laquelle il nous faut répondre par la prière et la pratique de l’humilité.
  • La tentation des honneurs du monde (lorsque le Tentateur demande à Jésus de l’adorer en échange des royaumes de la terre et de leur gloire), à laquelle il nous faut répondre par l’aumône, ce qui n’inclut pas seulement les dons financiers, mais également toutes sortes de dons que nous pouvons accomplir pour l’Amour de Dieu et de notre prochain.

Renforcés par la connaissance de ces saintes pratiques de pénitence, je vous souhaite un Saint Carême.

Chanoine V. Poucin de Wouilt